Le PDRA ouest vaudois, c’est quoi ?

Un Projet de Développement Régional Agricole qui permet aux agriculteurs et viticulteurs des trois régions (Vallée de Joux, ARCAM, Région de Nyon) de valoriser leurs produits et développer des prestations agrotouristiques.

Ce PDRA est avant tout l’opportunité formidable de dynamiser la transformation de matière première agricole dans notre région, en profitant de l’expérience des professionnels vaudois. Faire découvrir aux habitants et aux visiteurs les produits‘ « Né, élevé et transformé dans l’Ouest vaudois » ou faire découvrir, avec des outils marketing adaptés, « Le meilleur de l’Ouest vaudois » !

Le PDRA Ouest vaudois, ce n’est plus quatre porteurs de projets individuels, mais bien une véritable opportunité de valorisation des produits alimentaires et des prestations agrotouristiques de l’ouest vaudois !

Qui porte le projet ?

L’Association « PDRA ouest vaudois » porte cet ambitieux projet. Son comité comporte deux représentants de chaque projet partiel. Ainsi les producteurs de lait, les éleveurs, les viticulteurs et les amodiataires définissent ensemble les actions de promotion. Les associations régionales, le Parc naturel régional du Jura vaudois, Prométerre et les offices de tourisme soutiennent l’association et assurent la coordination avec les autres démarches en cours sur le territoire.

Combien ça coûte ?

Le projet a un budget de 21 millions. Plus de 10 millions sont assumés par les porteurs de projet et 43 % du financement provient des aides à fonds perdus fédérales et cantonales.

Un budget de 1 million est prévu pour faire connaître l’ouest vaudois, ses produits et ses possibilités d’activités dans l’espace rural.

 Fichier du financement

Qu’est-ce qui va être réalisé durant la période 2022-2027 ?

5 projets partiels :

 

Communiqué de presse – 6.5.2021

Communication du Canton – mai 2021

Présentation à l’intention des communes du 18 mars 2021 

Vidéo de présentation du 18 mars 2021

Présentation succincte des projets

Projet partiel 1 « Construction de la Maison des Vins de la Côte

« L’idée de créer une Maisons des Vins de La Côte est née il y a plus de 10 ans, et sa localisation s’est décidée par l’opportunité de se voir offrir à titre gracieux un droit de superficie sur une parcelle magnifiquement située au cœur du vignoble, à Mont-sur-Rolle.

Ce projet a rapidement soulevé l’enthousiasme par son côté fédérateur. Le vignoble de La Côte, c’est la moitié du vignoble Vaudois et il fait partie intégrante des atouts de notre région. Les douze Lieux de production de notre Appellation ont donc décidé de se réunir sous un même toit dans le but de créer une vitrine qui permette à tous les producteurs de mettre en valeur leurs vins et d’en faire la promotion. Dès le départ il était évident que nous devions associer les produits du terroir à cette démarche oenotouristique. Dès lors, c’est tout naturellement que nous avons intégré le PDRA ouest vaudois. Le projet commun fait sens à notre démarche et lui apporte du dynamisme.

Nous avons rapidement obtenu le soutien des deux régions concernées qui nous ont soutenue dans nos démarches.

Le vignoble de votre district comprend l’ensemble des communes qui constituent les 600 ha des vins de Morges ainsi que les vignobles d’Allaman, Aubonne et Féchy, soit, en chiffres rond, le 40 % de la surface viticole de La Côte.

Aujourd’hui, ce sont près de 80 exploitations ou entreprises viti-vinicoles et une douzaine de producteurs de produits du Terroir qui soutiennent le projet. »

Maison des vins de La Côte

Luc Pellet, président de l’Association « Maison des Vins de la Côte » 

Projet partiel 2 « Harmonie d’alpage »

« L’idée est née il y a déjà une dizaine années, avec comme objectif la rénovation et promotion d’alpages dans le périmètre du Parc Jura Vaudois, ce fût un des premiers dossiers du Parc. Depuis une année, nous sommes structurés en association, Harmonie d’alpages est composée de 9 chalets appartenant à 7 communes différentes. Un seul alpage fait partie du patrimoine d’une commune de votre district, La Burtignière propriété de la commune de Morges.

Dès 5.8 millions d’investissements prévus, plus de 75 % seront consacrés à l’amélioration structurelle de l’accueil et de la vente, ce qui fera de ces chalets une des plus importantes vitrines des produits agricoles régionaux.

Ces diverses transformations et rénovations seront portées individuellement par les propriétaires, deux projets ont déjà des préavis communaux rédigés et des dossiers de mise à l’enquête affinés. »

Maurice Treboux, amodiataire à la Bassine 

Projet partiel 3 « Construction du nouvel abattoir du CARRE » 

« En 1996, la commune de Rolle décide de fermer son abattoir communal. Un groupe d’agriculteurs et de bouchers crée en 1997 la coopérative de l’abattoir de Rolle et environs (CARRE) dans le but de gérer à profit l’abattoir. En 2012, la municipalité de Rolle voulant récupérer le terrain sur lequel est bâti l’abattoir afin de pouvoir y installer la voirie, a prié la coopérative de trouver un autre emplacement. C’est à Aubonne, à côté de la nouvelle caserne de pompiers, que nous prévoyons de construire le nouvel abattoir. Le territoire de nos deux districts est composé de 40% de terrains agricoles qui ne peuvent être mis en valeur et entretenus que par du bétail qui ne se nourrit que de fourrage herbageux. Pensez à tous nos alpages et pâturages qui nous fournissent lait, fromages et viande régionale de qualité. Un abattoir régional permet de réduire l’empreinte écologique des transports, de garantir aux consommateurs de nos deux districts des produits régionaux transformés par des artisans bouchers ou des agriculteurs pratiquant la vente directe. Cela leur permet d’avoir un complément de revenu pour pouvoir poursuivre l’exploitation du domaine agricole. En conclusion, pour les citoyens consommateurs que nous sommes tous, un abattoir, au même titre qu’une fromagerie ou qu’une cave vigneronne, participe au maintien économique régional et au développement d’un cadre de vie dont nous sommes tous bénéficiaires. »

Coopérative de l’abattoir régional de Rolle et environs

Charles-Bernard Bolay, Président de la coopérative de l’abattoir de Rolle et environs

 

Projet partiel 4 « Construction de la fromagerie de l’Etraz »

« Tout a débuté il y a bientôt 10 ans. Les fromageries des villages de La Chaux et Grancy étant devenues vétustes et ne répondant plus aux normes d’hygiène, les producteurs de ces deux entités se sont réunis afin de trouver la meilleure solution possible pour valoriser leur lait en Gruyère AOP. Après diverses discussions, il en est ressorti que la meilleure solution était de fusionner les deux sociétés et de construire un bâtiment neuf. C’est en 2015 que la société coopérative de fromagerie de L’Etraz a vu le jour par la fusion des sociétés de laiterie de La Chaux et Grancy, ainsi que par l’adhésion de tous les producteurs non sociétaires livrant du lait sur ces deux sites, la quantité de lait annuelle totale se montait alors à 2’800’000kg pour dix producteurs. Cette même année nous avons acheté une parcelle à Senarclens pour y construire notre fromagerie.

Au début du projet nous nous sommes vite rendu compte que les coûts fixes de construction étaient les mêmes quel que soit la capacité de notre fromagerie, et qu’il serait plus rentable pour nous d’avoir une plus grande quantité de lait à transformer. C’est alors que les producteurs de lait de Morges et environs, qui étaient à la recherche d’un local pour fabriquer un quota de gruyère qu’ils vont toucher en 2022 nous ont rejoint, et aujourd’hui nous sommes 20 producteurs avec une quantité de lait Gruyère annuelle de 3’600’000kg, plus 200’000kg qui seront transformés en spécialités, en ajoutant à cela la fromagerie André à Romanel, à laquelle les producteurs de Morges et environs continuent de livrer une partie de leur lait, c’est un peu plus de 6 millions de kg de lait de la région Cossonay-Morges qui sont concernés par notre projet.

A ce jour notre dossier devrait passer à l’enquête publique d’ici avril. Le devis de la construction, sans l’achat de la parcelle se monte à un peu plus de 7 millions de francs.

Concernant le PDRA plus particulièrement, nous sommes les derniers arrivés dans ce beau projet. Quand nous avons été approchés par Proconseil, nous avons été très intéressés car il est de plus en plus difficile de mettre en valeur notre métier de producteur, et ce fait d’unir nos forces avec les producteurs de viande et de vins pour promouvoir notre production régionale par le biais de ce PDRA est une belle opportunité pour les producteurs ainsi que pour toute la région. »

Marc Vial, président de la société de fromagerie de L’Etraz

Projet partiel 5 « Le meilleur de l’ouest vaudois »

« Le projet partiel 5 est le cœur du PDRA, c’est le dénominateur commun à tous les membres de l’Association « pdra ouest vaudois » qui ont de projets de construction ou de rénovations. Les infrastructures permettront de maintenir et développer la production, le projet partiel 5 permettra de valoriser les produits et les prestations. Concrètement, il est prévu de développer des supports de communication en collaboration avec les offices de tourisme, de concevoir des circuits de visite pour des groupes, de promouvoir et de commercialiser ces nouvelles offres. La création d’un réseau entre producteurs et autres artisans-transformateurs (bouchers, boulangers, épiciers, restaurateurs) profitera à l’ensemble de l’économie de votre région ».

Geneviève Favre, coordinatrice du projet, ProConseil, filiale de Prométerre

Etapes réalisées :

Validation de la part de financement de l’ARCAM Mai 2021
Validation de l’EMPD par le Conseil d’Etat Avril 2021
Validation de l’EMPD par le Grand Conseil Juin 2021

Quelles sont les prochaines étapes ?

Signature Convention tripartite entre la Confédération, le canton et l’Association PDRA ouest vaudois Automne 2021
Démarrage des travaux et de la phase de réalisation Janvier 2022
Réalisation du projet 2022-2027

Personne de contact à l’ARCAM

Carine Cavin

Carine Cavin

Déléguée au développement régional et à la communication