Croissance de la population dans le district de Morges entre 2015 et 2017

Croissance de la population dans le district de Morges entre 2015 et 2017

Suite à la révision de la LAT (Loi sur l’aménagement du territoire) et la révision du Plan directeur Cantonal, les communes doivent dimensionner leurs zones à bâtir selon la mesure A11 de ce même document. Le potentiel d’accueil en nouveaux habitants, qui déterminera le dimensionnement, se calcule en multipliant la croissance annuelle admise (1.7 % pour les centres régionaux, 1.5 % pour les centres locaux et 0,75 % pour les communes « hors centre ») par le nombre d’année qui sépare l’horizon de planification (2036) de la date de référence (2015), soit par 21 ans.

La carte donne une indication concernant l’état de l’évolution des communes par rapport au développement qui leur est alloué par le PDCn. Ainsi les communes hors centre qui ont connu une croissance en dessous de 1,5 % entre 2015 et 2017 sont conforme à la croissance souhaitée par le PDCn (0,75 % * 2). Par contre les communes « hors centre » qui ont dépassé la croissance de 15,8 % ont déjà utilisé leur quota de développement jusqu’en 2036 (21 ans * 0.75 %). A noter que dans le district de Morges, ces communes correspondent à Mauraz, Clarmont et Chavannes-le-Veyron qui ont une population inférieure à 200 habitants. Pour celles-ci des dérogations sont admises.

Croissance dans les différentes typologies de communes

Dans le district de Morges, il existe 4 types de communes selon le PDCn : les communes faisant partie d’une agglomération (Lully, Tolochenaz, Morges, Echichens, Lonay, Echandens, Denges, Préverenges), les communes « centre régional » (Aubonne-Allaman, Bière, Apples, L’Isle, Cossonay et La Sarraz-Eclépens), les communes « centre local » (Gimel et Saint-Prex) et les communes « hors-centre ».

Le PDCn a l’ambition de concentrer la population dans les centralités afin de limiter le mitage du territoire et de favoriser l’utilisation des transports publics. Le tableau ci-dessous résume la croissance de la population dans ces différentes typologies de communes depuis 2015.

Nous observons que la croissance dans les communes « hors centre » est plus importante du point de vue effectif et relatif si elle est rapportée aux différents types de centre. La croissance dans les communes hors centre reste importante même comparée à la croissance cumulée dans les centres (+ 946 habitants, + 1,7 %).

À noter que les données concernant les centralités correspondent à la totalité de la population de la commune alors que seulement un périmètre restreint de celles-ci est à considérer en tant que centralité. Malheureusement des donnés plus précises ne sont actuellement pas disponibles, dès lors, les résultats présentés dans ce dernier chapitre sont à traiter de manière indicative.